Chapitre XXXIV · 1 min de lecture
Le danger de se fasciner pour Chanoch
Quand le palais éclipse la avodah
Toute redécouverte a sa contrefaçon.
On peut redécouvrir Chanoch d’une manière qui approfondit la Torah.
On peut aussi le redécouvrir d’une manière qui nourrit précisément la conscience que son histoire est censée rectifier.
Des noms secrets.
Des rangs cachés.
Une puissance céleste.
Des identités élues.
Un statut cosmique.
Une révélation privée.
Tout cela peut enivrer.
Et l’ironie serait complète.
L’homme devenu Metatron par fidélité et par בִּיטּוּלbittoulAnnulation de soi — plus exactement, l’abandon de la prétention à être une source indépendante. Non pas l’effacement du moi, mais le vidage de la fausse paternité.Glossaire servirait d’archétype à l’enflure spirituelle de soi.
Cela ne peut pas être la redécouverte.
Le test est simple.
Apprendre sur Metatron rend-il HaChem plus grand dans notre conscience et l’ego indépendant plus petit ?
Ou cela nous fascine-t-il à l’idée de devenir métaphysiquement exceptionnels ?
Chanoch nous ramène-t-il à la marche ?
Ou nous éloigne-t-il de la עֲבוֹדָהavodahLe service, et le travail intérieur qu’il suppose. Les mesures décrivent le palais ; la avodah dit pourquoi le palais importe.Glossaire ordinaire ?
Le scribe céleste rend-il notre parole plus véridique ?
Le Prince de la Présence nous rend-il plus présents ?
Le porteur du Nom nous rend-il plus attentifs à ne pas revendiquer ce qui n’est pas nôtre ?
Le Grand Serviteur fait-il de nous de meilleurs serviteurs ?
Sinon, nous nous sommes approchés du palais et avons contemplé les meubles.