Chapitre XXXV · 1 min de lecture
Une Torah pour ceux qui dirigent
Une autorité qui se souvient à qui elle appartient
Le principe de Metatron peut être particulièrement important partout où des êtres humains exercent une autorité.
Le dirigeant reçoit quelque chose.
Une entreprise.
Une communauté.
Un service public.
Une famille.
Une salle de classe.
Une tribune.
Une assemblée.
Des personnes sont placées dans le rayon de ses décisions.
Le dirigeant déchu transforme la réception en possession.
« Mon organisation. »
« Mes gens. »
« Ma vision. »
« Mon mouvement. »
« Mes partisans. »
Metatron présente une autre architecture.
Les clés sont confiées.
La maison appartient au Roi.
L’autorité devient intendance.
מַלְכוּתMalkhoutRoyauté ; la dixième et dernière sefirah, la faculté de recevoir et de parler dans l’ordre des sefirot, et le point d’où commence un monde inférieur.Glossaire devient demeure.
Le grand dirigeant ne devient pas moins décidé.
Il devient moins origine de lui-même.
Il peut ordonner là où l’ordre est requis, parce que l’ordre ne nourrit plus son identité.
Il peut écouter sans se sentir diminué.
Il peut poser des limites sans faire de la limite une domination.
Il peut recevoir la critique sans s’effondrer.
Il peut porter l’honneur sans avoir besoin d’adoration.
C’est une traduction humaine de הֲוָיָ״ה הַקָּטָןHavayah HaKatan« Le Havayah moindre. » Un titre de la réception kabbalistique tardive désignant un vêtement par lequel le gouvernement est médiatisé vers les ordres inférieurs. Toujours lu ici à travers le bittoul et la distinction Créateur/créé.Glossaire.
Plus grand est le nom porté, moins on revendique la paternité du Nom.