Chapitre XXXVIII · 1 min de lecture

Hénoch n’a pas besoin d’être moins juif pour être plus mystérieux

La profondeur à l’intérieur de la tradition, non hors d’elle

Synthèse

On a souvent l’instinct de supposer que tout ce qui est étrange dans le judaïsme ancien doit être récupéré hors du judaïsme.

Chanoch enseigne le contraire.

La Torah est déjà assez étrange.

Un homme marche avec Elokim.

Puis il n’est plus.

La formule ordinaire de la mort est retenue.

La tradition mystique juive l’identifiera plus tard à l’une de ses figures angéliques les plus stupéfiantes.

La Guemara elle-même se débat avec Metatron.

La Kabbale le place à l’intérieur de son architecture.

Rien n’exige que nous abandonnions la conscience de Torah pour éprouver le mystère.

Ce qui est exigé, c’est la patience.

La disposition à laisser les sources se tenir chacune dans sa couche.

Béréchit ne dit pas explicitement :

« Chanoch est devenu Metatron. »

La tradition des הֵיכָלוֹתHeikhalot« Palais. » Un corpus de littérature mystique juive ancienne décrivant l’ascension à travers des palais célestes, où l’identification de Chanoch à Metatron est explicite.Glossaire le dit.

La Guemara parle de Metatron sans rendre explicite chaque identification ultérieure.

La Kabbale développe la figure.

La חֲסִידוּתHassidoutL’enseignement hassidique, et en particulier la discipline Habad consistant à amener les concepts les plus élevés dans une forme qui transforme celui qui les contemple.Glossaire fournit des catégories qui éclairent sans aplatir.

Ces distinctions n’affaiblissent pas le maamar.

Elles préservent les chambres par lesquelles la lumière descend.

La vérité n’a pas besoin que nous brouillions les murs.