Chapitre XXXVII · 1 min de lecture

Chanoch se souvient de la terre

Le pied lumineux sur le sol

HeikhalotSynthèse

Imaginez מֶטַטְרוֹןMetatronL’identité céleste que la littérature des Heikhalot attribue à Chanoch transformé. Un être créé exerçant une charge exaltée — jamais une seconde divinité, jamais un objet de prière.Glossaire dans le plus haut palais que la tradition mystique lui attribue.

Des armées angéliques l’entourent.

Des noms flamboient.

Des ordres descendent.

Des livres s’ouvrent.

Et sous tout cela, une mémoire impossible :

le sol.

Un pied humain touchant la terre.

C’est peut-être pourquoi la phrase אני חנוך בן ירד est si puissante.

Toute l’architecture céleste se rassemble autour d’un souvenir d’incarnation.

Je suis חֲנוֹךְChanochHénoch, septième génération depuis Adam. La Torah rapporte qu’il marcha avec Elokim et fut pris, sans le refrain « et il mourut » qui clôt toutes les autres vies de Béréchit 5. Son nom partage une racine avec chinoukh, la formation.Glossaire.

Fils de Yéred.

Yéred résonne lui-même avec ירד, la descente.

Que l’on bâtisse ou non une doctrine exégétique sur ce nom, la sonorité est presque trop belle pour être ignorée.

Chanoch ben Yéred.

Celui qui monte, né de la descente.

Le marcheur issu de la lignée du « descendre ».

L’homme enlevé vers le haut qui ne perd jamais le nom du père dont le nom sonne comme une descente.

Le circuit entier est presque inscrit dans la généalogie.

Descente.

Marche.

Ascension.

Service.

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